Comment présenter la thérapie à son enfant ?

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En tant que parent, comment présenter de la psychothérapie à son enfant, avant un premier RDV avec un thérapeute par exemple ? Pas évident… Car il s’agit d’employer des mots simples, pas « psy », non anxoygènes, qui lui parleront et qui pourront lui faire sentir concrètement de quoi il s’agit. Voici quelques idées de formulations possibles pour expliquer :

« Avec le psychothérapeute / Marie, tu pourras…
– Tu peux parler de ce que tu veux : tous les sujets sont possibles (coups de cœur, coups de gueule, soucis, rêves, ce qui se passe à l’école, à la maison…)
– C’est comme un jardin secret : le thérapeute sait garder les secrets,
– Tu ne seras jamais jugé ni grondé, mais compris,
– Tu pourras trouver des solutions à des problèmes ou des soucis, ou demander des conseils,
– Tu pourras discuter, mais aussi jouer ou faire du dessin.

– Etre toi-même ! 

Marie t’expliquera que dans le cabinet on a le droit de tout dire et tout faire sauf bien sûr : casser, taper ou partir. »

Pour les jeunes enfants, proposez-lui d’emmener ses doudous et pourquoi pas un jouet qu’il aime et avec lequel il pourra jouer pendant que les parents discutent avec Marie.

Garde le canal ouvert.

Voici un échange entre deux grandes danseuses et amies qui marquèrent leur siècle.

Agnès de Mille témoigne : « J’étais perdue et inquiète de ne pas pouvoir faire confiance à mon échelle de valeurs… Je confesse que j’avais un désir brûlant d’être parfaite et aucune confiance de pouvoir l’être. »

Martha me dit très calmement : « Il y a une vitalité, une force de vie, une énergie, une accélération qui se traduit en action à travers toi, et parce qu’il existe un seul exemplaire de toi dans toute l’éternité des temps, cette expression est unique. Et si tu la bloques, elle n’existera plus jamais par un autre canal et sera perdue. Le monde ne l’aura pas. Ce n’est pas ton affaire de décider combien elle est bonne, ni combien elle est valable, ni si elle comparable à d’autres expressions. C’est ton affaire de te l’approprier clairement et sans détours, de garder le canal ouvert. Tu n’as même pas à croire en toi ou en ton travail. Tu as à te garder ouverte et consciente des élans qui te motivent.
Garde le canal ouvert. »

Extrait de The Life and Work of Martha Graham

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De l’orgueil à l’humilité

 » Prendre en main sa destinée, c’est faire le choix de se regarder en face dans son rapport avec le monde, d’aller vers et de rencontrer l’autre, mais aussi d’accepter de se rencontrer dans cette démarche vers l’autre. Cela demande humilité et lâcher prise par rapport à nos agrippements névrotiques, pour passer de l’orgueil à l’humilité,et à l’acceptation de ce qui est. »
Jean-Marie Delacroix, La Troisième Histoire.

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Troubles alimentaires : et les parents ?

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Les parents dont l’enfant souffre d’un trouble alimentaire (anorexie, boulimie…) sont eux-mêmes en détresse : voir son enfant « perdre pied », et ne pas comprendre, se sentir impuissants. Ils sont inquiets et traversent souvent de profondes remises en question : qu’a-t-on mal fait ? Qu’est-ce qu’on a pas vu / pas entendu ? Est-ce parce que… ? . Les parents ont besoin de comprendre, d’avoir un peu de prise sur une réalité qui leur échappe.
Face à son enfant pris en charge par une équipe médicale et psychothérapeutique, la tentation est grande pour les parents de tenter eux aussi de « soigner » leur enfant, de devenir son infirmier en quelque sorte. Il est important qu’ils gardent leur rôle de parent et qu’ils soient attentifs à d’autres dimensions que le symptôme : la vie familiale, les activités, l’échange et la communication, la vie amicale…
De nombreux soutiens existent à leur intention, et en premier lieu de l’information, qu’ils pourront notamment trouver sur internet via des sites comme anorexie-et-boulimie.fr : une mine d’infos sur les troubles alimentaires, la psychothérapie… Ainsi que des dates de groupes de paroles pour parents et familles.
À visiter aussi : les 10 commandements pour les parents d’anorexiques, et cet article déculpabilisant sur Psychologies.com.
Et puis, bien entendu, ce qui sera soutenant, c’est une relation de confiance avec le psychothérapeute qui va accompagner leur enfant dans son chemin de croissance et de prise de conscience, source d’apaisement.

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